Jean Allaire est atteint de ramollissement

Entendu au bulletin réseau de 16hres à radio-canada :

«ce n’est qu’une fois la constitution canadienne ratifiée que Jean Allaire pense qu’il sera possible de tenter de modifier la distribution des pouvoirs au sein du Canada. Il ne conserve qu’une liste très réduite de revendications… »

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Jean Allaire propose de signer la constitution et de moderniser le Québec

(CP) – il y a 1 heure

MONTREAL — Le Québec doit signer la constitution canadienne et revoir en profondeur le fonctionnement de sa société et de son économie pour assurer son avenir.

C’est là l’essentiel du rapport présenté jeudi par un groupe de réflexion dirigé par le fondateur de l’Action démocratique du Québec, Jean Allaire, intitulé « Pour un Québec plein de promesses ».

L’adhésion du Québec à la constitution canadienne est cependant assortie de cinq conditions, notamment la reconnaissance de la nation québécoise dans la Charte canadienne et la dévolution des pouvoirs reliés à la langue française.

En matière d’économie, les penseurs suggèrent notamment un recours fortement accru à la tarification, allant du péage sur les autoroutes à des hausses tarifaires d’Hydro-Québec, ainsi qu’une hausse de la TVQ assortie d’une baisse d’impôts. Ils proposent de plus un « service civil volontaire » pour les prestataires d’aide sociale et une hausse de l’âge de la retraite à 67 ans.

Le groupe propose par ailleurs une véritable révolution dans le domaine de la santé par l’instauration d’un ticket modérateur substantiel et la création d’une société d’Etat, à l’image d’Hydro-Québec, pour gérer le réseau afin de dépolitiser le système de santé et d’éliminer une large part de la bureaucratie.

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Les chiens battus

MICHEL DAVID Édition du mardi 13 octobre 2009
Mots clés : Jean Allaire, Constitution canadienne, Souveraineté, Québec (province)

En 1992, Jean Allaire avait claqué la porte du PLQ et s’était finalement retrouvé dans le camp du oui parce que Robert Bourassa refusait de faire siennes les revendications constitutionnelles que lui-même jugeait indispensables.

Dix-huit ans après avoir signé le célèbre rapport qui porte son nom, dans lequel il réclamait le rapatriement en bonne et due forme de 22 pouvoirs, n’abandonnant au gouvernement fédéral que la défense, les douanes, la gestion de la dette, la monnaie et la péréquation, M. Allaire pose toujours le même diagnostic sur l’état de la fédération.

Dans son état actuel, la Constitution canadienne, plus précisément la Charte des droits qui y est enchâssée, «est une menace à la langue française au Québec et par conséquent à la survie de ce dernier», peut-on lire dans le rapport du Groupe Avenir Québec, qu’il a de nouveau présidé au cours des derniers mois.

Le président fondateur de l’ADQ est cependant moins exigeant qu’à l’époque. Il suffirait maintenant de cinq conditions «essentielles» pour que le Québec puisse réintégrer la «famille canadienne».
Il a également gagné en patience. Son rapport de janvier 1991 avait fixé l’échéance à la fin de l’automne 1992. Si Ottawa n’obtempérait pas, le gouvernement Bourassa allait lui-même proposer aux Québécois la souveraineté assortie d’une offre de partenariat économique avec le reste du pays. On connaît la suite.

***
Cette fois-ci, il n’y a aucune échéance. Plus question de chantage à la séparation. Mais si les conditions «essentielles» à la survie du Québec ne sont pas satisfaites, faudra-t-il quitter la fédération? M. Allaire refuse de se prononcer.

Mieux encore, le fardeau de la preuve est maintenant inversé. Il n’appartient plus au Canada de démontrer qu’il peut satisfaire le Québec, mais au Québec de prouver au reste du pays qu’il ne lui veut aucun mal, grâce à une approche «non belliqueuse» et en évitant de «rabâcher les vieux griefs».

Il faudrait plutôt que «les partis politiques adoptent un langage positif et parlent des domaines où les intérêts du Québec sont les mêmes que ceux des autres provinces». Et ceux où ses intérêts sont différents, voire opposés, devrait-on les passer sous silence pour ne pas les effaroucher?

En attendant le jour de la «réconciliation nationale», il faudra se contenter d’ententes administratives qui ne doivent cependant pas empêcher le Québec de «revendiquer vigoureusement les pouvoirs qui lui sont nécessaires pour son développement et sa survie». Il faudrait se brancher: on revendique ou on se la ferme?

À la lecture du document de M. Allaire et de ses amis, on est frappé par sa similitude avec le rapport que le comité présidé par Benoît Pelletier avait présenté en octobre 2001: mêmes demandes, même constat que «le fruit n’est pas mûr», même refus de fixer un échéancier, même recours à l’expédient des ententes administratives.

Après toutes ces années à chercher la mythique «troisième voie», c’est comme si M. Allaire avait finalement décidé de rentrer au bercail et de faire sienne la politique constitutionnelle du PLQ, c’est-à-dire s’en remettre au bon vouloir du Canada anglais. D’ailleurs, comme M. Pelletier l’a répété pendant des années, il dit constater un désir d’autonomie grandissant dans les autres provinces.
Curieusement, M. Allaire disait la même chose dans son rapport de 1991, quand il menaçait de quitter la fédération. «Le Québec n’est donc plus seul à revendiquer des changements constitutionnels et une réforme en profondeur du partage des pouvoirs. Dans plusieurs régions du Canada, on assiste à une remise en question de la structure du pouvoir et de l’équilibre entre le Canada central et la périphérie.»

Près de vingt ans plus tard, le moins que l’on puisse dire est que les résultats de cette remise en question ne sautent pas aux yeux. Le rapport du Groupe Avenir Québec constate lui-même «qu’il y a une centralisation de plus en plus poussée» et que «plusieurs provinces n’ont aucune objection à ce que ce soit le gouvernement fédéral qui agisse en leur nom ou qui exerce certains pouvoirs exclusifs aux provinces».

La prochaine conférence de Copenhague sur les changements climatiques, où le premier ministre Charest devra se contenter d’expliquer la position du Québec dans les corridors, illustre très bien le peu de cas qu’Ottawa fait de la doctrine Gérin-Lajoie sur le prolongement international des compétences que la Constitution reconnaît aux provinces.

M. Allaire et ses amis proposent que le Québec exerce son leadership sur la scène internationale en organisant une «Conférence mondiale des nations minoritaires pacifiques», qui pourrait élaborer une Charte des droits des nations minoritaires et la présenter aux Nations unies.

Autrement dit, à défaut d’avoir accès au véritable concert des nations, le Québec devrait prendre la tête d’une sorte d’amicale des chiens battus. Le Québec en «sortirait sûrement grandi», estime le Groupe Avenir Québec. Vraiment?

mdavid@ledevoir .com

Un Commentaire

  1. Lorraine Dubé
    Posté le 3 septembre 2013 à 07:15 | Permalien

    Permettez-moi cette lettre retransmise à certains médias qui ne l’ont jamais publiée. J’aimerais vous faire parvenir un document officiel de Me Jean Allaire qu’il m’a remis en main propre en 1996. Un document payé et autorisé par l’agent officiel adjoint André Ménard. Veuillez communiquer avec moi, autrement je ne peux inclure de pièce jointe.
    Lorraine Dubé, Métis

    Rétrospective d’un cul de sac constitutionnel « Les longs souvenirs font les grands peuples. La mémoire du passé ne devient importune que lorsque la conscience du présent est honteuse » Charles de Montalembert.

    Malaise canadian – un silence qui parle: Le gouvernement libéral a réussi à célébrer le 20e anniversaire du rapatriement de la Constitution…sans en parler une seule fois. Michel Vastel 2002

    On ne parle plus du coup d’État contre Québec lors du renvoi de 1981. Avec la Charte de la laïcité VS la suprématie de Dieu de la Charte canadienne et les reculs du Québec en matières linguistiques suite à plus de 200 amendements de tribunaux canadiens contre la loi 101, je pense que la balle est de le camp des adeptes du statu quo constitutionnel. Ils doivent rendre des comptes de leur tolérance d’une discrimination envers la nation québécoise.

    Selon les amendements Trudeau-Chrétien de 1982, nous ne représentons plus qu’une autre minorité dans le Canada. En revanche, la minorité anglophone québécoise est illusoire dans le contexte d’une représentation de 2% de francophones canadiens littéralement noyés dans une mer anglo-saxonne en Amérique. Trudeau, de père en fils…

    En 2007, lors d’un appel de ma part aux contentieux de Laval, Me Jean Allaire me déclarait ne pas se souvenir du document ci-inclus dont il est pourtant l’auteur. Il m’ajoutait qu’il conserve tous les documents le concernant mais ne se souvient pas de ce texte. J’en doute! À l’époque, j’avais conclue qu’il ne voulait pas nuire à son dauphin Mario Dumont.

    La réalité m’est apparue en 2009 alors que Me Jean Allaire nous demandait, sachant pourtant cela impossible, de signer la constitution de 1982 et « quêter » nos amendements par la suite. Ses arguments de 1995-96 discréditent totalement sa nouvelle position constitutionnelle de « colonisé » atteint gravement du syndrome de Stockholm. Comme Couillard et les autres…( Lors de la course à la chefferie du PLQ, et sachant les répercussions pour notre Loi 101 charcutée de plus de 200 amendements, Pierre Moreau a insinué avec mauvaise foi que le Québec ne subit pas de conséquence de ne pas avoir signé l’acte confédératif de 1982.)

    En 2010, Me Jean Allaire demandait à François Legault de se joindre à son groupe de réflexion. De 22 conditions du Rapport Allaire pour que le Québec réintègre sa place, aux 5 revendications minimales de Meech, on devrait maintenant se soumettre et résigner à une simple reconnaissance anémique et folklorique de notre nation. Non enchâssée dans la constitution canadienne, cela équivaut à une coquille vide. Faute d’alternative, le Québec devrait donc courber l’échine et préconiser l’à-plat-ventrisme?

    Faute de nous convaincre, on veut nous enfoncer le statu quo constitutionnel dans la gorge pour moins que les 5 revendications minimales de Meech? JAMAIS.

    La Charte canadienne ne mentionne même pas la nature « fédérale » du Canada. Ne croyez-vous pas qu’on demanderait davantage de comptes et transparence aux indépendantistes québécois! Les juges complices du gouvernement fédéral ont subtilisé unilatéralement au peuple québécois en 1982 des droits fondamentaux historiques qui lui était acquis depuis 1867 et même 1774. Le Canada reniait unilatéralement ses accords, de manière dictatoriale.

    Depuis le coup d’État de 1982, les juges de la cour Suprême du Canada ont charcuté la Charte de langue française québécoise (Loi 101) de plus de 200 amendements au nom de la Charte des droits et libertés canadienne et la constitution qui ne fut jamais entérinée par le Québec. Les jugements vont à l’encontre de la protection et promotion de notre langue, notre identité. Le gouvernement conservateur de Steven Harper vient d’apporter des compressions défavorisant les francophones. Il y a quelques temps, paradoxalement, ce même gouvernement débloquait des fonds pour supporter la minorité anglophone du Québec. Liens pertinents inclus dans l’envoi.

    Des 22 revendications du Rapport Allaire aux 5 minimales demandes de « Meech » pour réintégrer le Québec dans la constitution, les québécois devrait se résigner à une insignifiante reconnaissance symbolique de leur nation non enchâssée dans la Loi fondamentale du Canada. Une coquille vide sans aucun pouvoir!

    Ne vous méprenez pas des patronymes francophones illusoires des apôtres de Pierre Elliott Trudeau, les Paul Desmarais (Power Corporation), Jean Chrétien, Jean Charest et autres… Ces impérialistes diffusent ad nauseam la propagande «canadian». Leur tendance « viscérale » à arborer et propager la démesure «unifoliée» est une démonstration probante de leur désinvolture, leur nationalisme canadien «excluant» le Québec. Une couleuvre qu’on voudrait bien nous contraindre à avaler!

    Les politiciens fédéralistes (colonialistes) devront définitivement cesser d’évacuer la cause constitutionnelle, le Québec étant isolé et exclu «radicalement» de la constitution du Canada, n’en déplaise à Christine St-Pierre qui ne le déplore que lorsque subi par les détracteurs de la loi 101 et les minorités anglophone et allophone du Québec, soit une majorité de l’électorat libéral envers qui le parti PLQ semblait redevant à outrance lorsqu’au pouvoir.

    « Que le gouvernement (du Québec) ait ou n’ait pas signé (La constitution de 1982), la population du Québec elle, l’a signée. Elle l’a signée dans son Amé et dans son attitude vis-a-vis de la Charte». -Antonio Lamer, ex-juge en chef de la Cour Suprême du Canada, 16 avril 2002.

    Cette déclaration de l’ex-juge en chef du plus haut tribunal du Pays, n’allait pas laisser indifférents les généraux souverainistes, indignés comme il se doit par les propos de l’hérétique.

    « Nos droits linguistiques, culturels et civils, incluant les pouvoirs économiques, sont enfermés unilatéralement à double tour dans un coffre-fort juridique constitutionnel depuis 1982, l’arnaque politique du siècle, une espèce de coup d’État dans un pays supposément démocratique…

    « La Charte canadienne nie même la nature du pays, en ne mentionnant pas à son article 1, décrivant le Canada, que ce dernier a un système fédéral. Est-ce pour mieux tout centraliser à Ottawa, contrairement à l’essence même du fédéralisme…Statu quo n’est pas un nom de pays. » Document Me Jean Allaire.

    Me Jean Allaire condamnait comme Frédéric Bastien le coup d’État subi en 1982 par le peuple québécois. Il qualifiait le rapatriement de 1982 d’arnaque politique du siècle par les dirigeants fédéraux de l’époque. Document (Me Jean Allaire) en pièce jointe:

    Billets 0312 et 0313- QUÉBÉCOIS-SES, VOUS N’ÊTES PLUS UN PEUPLE, NI UNE NATION. Constitution de 1982: Les amendements de Mrs Trudeau-Chrétien établissent que les amérindiens sont une nation mais que les québécois-ses ne sont qu’une minorité dans le Canada. Conférencier : Me Jean Allaire vous informera sur les études de cette constitution amendée par Trudeau-Chrétien. Document officiel payé et autorisé par l’agent officiel adjoint André Ménard. Les notes manuscrites du document proviennent de l’auteur pour souligner certains points importants d’une allocution en 1996. Plusieurs personnes présentent ont reçu comme moi un exemplaire, dont l’hôte de l’évènement, monsieur Léon Simard de Solidarbec qui a pris soin de retransmettre le document aux Archives Lanaudière

    Me Jean Allaire (quelques extraits):
    « La Charte canadienne nie même la nature du pays, en ne mentionnant pas à son article 1, décrivant le Canada, que ce dernier a un système fédéral. Est-ce pour mieux tout centraliser à Ottawa, contrairement à l’essence même du fédéralisme…

    Nos droits linguistiques, culturels et civils, incluant les pouvoirs économiques, sont enfermés unilatéralement à double tour dans un coffre-fort juridique constitutionnel depuis 1982. Les pouvoirs requis pour le Québec doivent être dans la constitution et non dans des ententes administratives ponctuelles, limitées, renouvelables par des négociations sans fin, et pouvant être réduites ou annulées à sens unique par Ottawa, sans transfert correspondant des sommes impliquées…»

    «…Les pouvoirs et leurs répartitions entre Ottawa et Québec se trouvent dans la constitution, la loi suprême du Canada. Théoriquement beaucoup moins aujourd’hui pour le Québec. C’est ce qu’il faut répondre à ceux qui disent: « encore la constitution alors qu’on veut des emplois…»

    « La Charte canadienne, à cause de ses exigences, bloque tout amendement à la constitution, y compris les demandes traditionnelles du Québec auxquelles on a toujours dit NON. » « La Charte permet dorénavant au reste du Canada d’enlever d’autres pouvoirs au Québec…Elle glorifie les individus en niant les droits communautaires du Québec… »

    « Je ne peux comprendre ceux qui glorifient ou banalisent cette constitution de 1982 avec sa Charte des droits et libertés. Ils n’ont pas vu ou passent volontairement sous silence ses effets néfastes pour le Québec dans les domaines vitaux pour sa culture différente, que sont les pouvoirs économiques, la langue, ciment de tous les peuples, l’éducation, étalon de comparaison d’excellence des pays, et notre «CODE CIVIL », régissant notre vie de tous les jours, etc…»

    « Mais, dira-t-on, la nouvelle constitution ce n’est pas l’enfer ni le goulag. C’est vrai. Mais à la longue, cette réduction du Québec au statut de province comme les autres, est une menace très sérieuse à l’existence même de notre « culture différente » et à nos caractéristiques identitaires. Il s’agit en fait de notre survie comme peuple, dont on parle…Nous n’avons pas le droit de prendre ce risque énorme et suicidaire pour les générations qui nous suivent…»

    «…Comme le changement constitutionnel permanent de la répartition des pouvoirs entre Ottawa et Québec est à toutes fins pratiques impossible parce que non voulu par le reste du Canada et à cause du veto de chaque province, il nous faut donc contourner la constitution actuelle pour ensuite offrir un nouveau partenariat au reste du Canada. C’est comme si la constitution rapatriée malgré le Québec et jamais acceptée par lui par référendum ou élection avait été enfermée dans un coffre fort (juridique) et la clef lancée au fond de la mer, ou peut-être du lac Meech.

    Toute nouvelle entente ou partenariat passe maintenant par un mandat du peuple sur la souveraineté du Québec…» «…Ne rien décider et ne rien faire irait contre les intérêts du Québec et également ceux du Canada. Statu quo n’est pas un nom de pays» Plusieurs articles du professeur de l’Université Laval Guy Laforest sont disponibles aux archives du Devoir 1995 et à la revue de Presse de l’Assemblée nationale. Ils sont suggérés par Me Jean Allaire : Les conséquences néfastes pour le Québec sont «magistralement» décrites par le professeur Laforest.

    « Si le politicien échoue, qu’au moins il échoue en osant de grandes choses, de sorte que sa place ne soit jamais celle de ces âmes froides et timides qui ne connaissent ni la victoire, ni la défaite » -Theodore Roosevelt.

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